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  • Le film LGBTQ Julian ouvrira le Film Fest Gent

    Julian, le premier long métrage de la réalisatrice belge Cato Kusters, sera le film d’ouverture officiel du Film Fest Gent 2025.
    Inspiré du livre éponyme de Fleur Pierets, Julian est un portrait émouvant et captivant de deux femmes follement amoureuses qui décident de se marier dans tous les pays où cela leur est permis.

    À la fois fragile et brut, Julian raconte l’histoire de Fleur et Julian. Après une rencontre inattendue, c’est le coup de foudre. Lorsque Julian demande Fleur en mariage, celle-ci a une idée audacieuse : se marier dans chaque pays où deux femmes ont ce droit. Ce qui commence comme un rêve se transforme en un projet ambitieux. Portées par l’amour et un sentiment croissant d’urgence, elles se lancent dans une véritable “tournée mondiale de l’amour”. Mais après seulement quatre cérémonies, leur projet connaît un arrêt brutal et douloureux.

    Trois ans après avoir remporté le prix du meilleur court métrage étudiant belge avec Finns Hiel, Cato Kusters revient au Film Fest Gent. Avec son premier long métrage, Julian, elle ouvrira la 52e édition du festival, qui se tiendra du 8 au 19 octobre. À 26 ans, elle devient ainsi la plus jeune réalisatrice à ouvrir FFG. Le film fera également sa première mondiale au Festival international du film de Toronto le samedi 6 septembre.

    L’idée de Julian est née lorsque Cato Kusters a entendu, il y a quelques années, une interview radio de Fleur Pierets à propos de Project 22 : avec sa grande amour Julian P. Boom, l’écrivaine, artiste et activiste voulait se marier dans tous les pays où le mariage entre deux femmes était légal à l’époque. Le couple a lancé ce projet de performance artistique en 2017, mais a dû s’arrêter brutalement un an plus tard, après seulement quatre mariages. Pierets a rassemblé son deuil, son amour et ses souvenirs dans ses mémoires, Julian.

    Kusters a été profondément touchée par cette histoire et a ressenti une grande responsabilité de la raconter de la bonne manière.
    "C’est une histoire puissante et toujours d’actualité, surtout à une époque où les droits de tant de personnes sont menacés", explique la jeune cinéaste.

    Le scénario a été coécrit avec le scénariste primé Angelo Tijssens, acclamé internationalement pour ses collaborations avec Lukas Dhont sur Girl et Close. Avec Julian, Tijssens ouvre FFG pour la troisième fois en tant que co-scénariste. Les frères Dhont reviennent également au festival en tant que producteurs via leur société The Reunion.

    La bande originale est signée par les compositeurs Evgueni et Sacha Galperine, connus notamment pour la musique de Loveless d’Andrey Zvyagintsev, la série Netflix Baby Reindeer et Gagarine, lauréat du FFG Explore Award.

    Dans les rôles principaux, on retrouve Nina Meurisse et Laurence Roothooft. Les seconds rôles sont assurés par Rosalia Cuevas, Peter Seynhaeve, Zach Hatch, Jennifer Heylen, Yannick De Coster, Joep van der Geest, David Coburn et Claire Bodson.

     

    <p">La 52e édition du Film Fest Gent aura lieu du 8 au 19 octobre 2025.

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  • Le tribunal d’Amsterdam examine la demande d’asile d’une femme trans amĂ©ricaine

    Une femme trans américaine de 28 ans comparaîtra mercredi devant le tribunal d’Amsterdam pour contester le rejet de sa demande d’asile aux Pays-Bas. Le Service néerlandais de l’immigration et de la naturalisation (IND) a rejeté sa demande, estimant qu’il n’existe pas de groupes d’exception pour les États-Unis. Mais selon l’organisation LGBT Asylum Support, les informations sur lesquelles l’IND se base sont obsolètes depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.

    Depuis la réélection de Trump, et surtout après son investiture, de nombreuses personnes LGBTQ ont fui les États-Unis. Parmi elles, un grand nombre de personnes transgenres, car le président américain a déclaré lors de son arrivée au pouvoir que le gouvernement ne reconnaîtrait plus que deux sexes et a supprimé le financement des soins pour les jeunes transgenres.
    "Cela a entraîné des changements majeurs dans la politique, notamment l’interdiction des personnes transgenres dans l’armée, des restrictions sur les soins pour les jeunes trans et des limitations extrêmes de la communication gouvernementale ", peut-on lire sur le site de LGBT Asylum Support.
    "Des termes comme ‘identité de genre’, ‘transsexuel’ et ‘non-binaire’ ne sont plus autorisés, ce qui efface les personnes LGBTQ+ en tant que minorité. Cela a provoqué une augmentation considérable de la crainte de persécution chez les personnes trans et queer, ainsi qu’une hausse des crimes de haine, un fait confirmé par une récente étude du FBI."

    L’IND considère que la discrimination par les autorités ou par les concitoyens peut être considérée comme une forme de persécution, à condition qu’elle soit suffisamment grave pour empêcher les victimes de fonctionner socialement et professionnellement.

    C’est précisément la situation de la jeune Américaine de 28 ans, qui a récemment appris le rejet de sa demande d’asile.
    "Le débat portera sur les bases de cette évaluation," explique Sandro Kortekaas, président de LGBT Asylum Support, dans le journal néerlandais Het Parool. "Il n’existe aucun rapport officiel (‘ambtsbericht’) pour les États-Unis décrivant la situation actuelle."
    Selon LGBT Asylum Support, les conditions se sont "extrêmement détériorées pour les personnes transgenres et queer aux États-Unis".

    Pour appuyer ses propos, l’organisation cite une décision récente d’un juge fédéral canadien concernant un demandeur d’asile américain non-binaire. "Au Canada, un juge a suspendu l’expulsion d’un citoyen américain non-binaire, invoquant l’hostilité du gouvernement Trump envers les personnes transgenres et non-binaires. Dans cette affaire également, l’évaluation des risques reposait sur des informations obsolètes et a été jugée ‘défectueuse et déraisonnable’ par le juge fédéral."

    Face à l’augmentation des demandes d’asile en provenance des États-Unis et à l’absence d’un rapport officiel actualisé, LGBT Asylum Support a adressé une lettre au ministre pour demander la suspension immédiate du traitement de ces dossiers jusqu’à la publication d’un nouvel ambtsbericht. L’organisation plaide également pour que, pendant cette période, l’ensemble des demandeurs d’asile transgenres et queer des États-Unis soient inclus dans la procédure nationale d’asile et soient placés, pour leur sécurité, dans des unités protégées LGBTQ+.

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  • Les Ă©diteurs remportent leur procès contre l’interdiction controversĂ©e de livres en Floride

    Un juge fédéral a statué vendredi dernier que la loi HB2019, promulguée par l’État de Floride et permettant aux parents de faire retirer des livres contenant un contenu sexuel présumé des bibliothèques scolaires et des salles de classe, était trop excessive et inconstitutionnelle.
    « Historiquement, les bibliothécaires constituent leurs collections sur la base de leur expertise, et non sur ordre des autorités supérieures », a déclaré le juge. « Il existe en outre des indices que la loi a entraîné la suppression de bien plus de livres non obscènes que les seuls titres mentionnés ici. »

    La loi a également servi à retirer, en plus de titres comme The Handmaid’s Tale de Margaret Atwood, Native Son de Richard Wright et Slaughterhouse-Five de Kurt Vonnegut, des livres à thématique LGBTQ des bibliothèques scolaires.

    L’an dernier, pas moins de 4.500 livres ont été retirés de différentes bibliothèques scolaires. Grâce à la loi adoptée en 2023, les écoles de Floride pouvaient être contraintes de supprimer les livres jugés « inappropriés » ou « trop pornographiques » par les parents. Dans le Collier County School District, plus de 350 livres ont été supprimés au titre de la loi HB1069, dont If I Was Your Girl de Meredith Russo et Full Disclosure de Camryn Garrett. D’autres titres LGBTQ+ connus, comme And Tango Makes Three, I Am Jazz et Jacob’s New Dress, ont également été retirés dans plusieurs districts en raison de l’interprétation vague de la loi. Selon une étude de PEN America, 39 % des livres retirés dans plus d’un district sont liés à des thématiques LGBTQ.

    Plusieurs grandes maisons d’édition, dont Penguin Random House, Hachette Book Group, HarperCollins Publishers, Macmillan Publishing et Simon & Schuster, ont saisi la justice aux côtés de plusieurs auteurs. Selon la décision du juge, les écoles doivent se baser sur un précédent de la Cour suprême des États-Unis, selon lequel il faut déterminer si une personne moyenne considère l’œuvre dans son ensemble comme excitante ; si elle présente un contenu sexuel de manière offensante ; et si l’œuvre est dépourvue de valeur littéraire, artistique, politique ou scientifique.

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  • La Turquie arrĂŞte un militant LGBTQ après un discours devant le Conseil de l’Europe

    Le délégué de la jeunesse turc auprès du Conseil de l’Europe et militant LGBTI+, Enes HocaoÄźulları, a été arrêté à son retour à l’aéroport d’Ankara. L’arrestation a eu lieu le 5 août. Les autorités turques le soupçonnent de diffamation pour avoir, lors d’un discours devant le Conseil de l’Europe, dénoncé l’arrestation de plusieurs maires turcs.

    Le 19 mars, des centaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour protester contre l’arrestation du maire d’Istanbul, Ekrem İmamoÄźlu. Principal rival politique du président turc Recep Tayyip ErdoÄźan, il a été arrêté pour corruption présumée. Il devait, quelques jours plus tard, être désigné candidat à l’élection présidentielle par le Parti républicain du peuple (CHP).

    Enes HocaoÄźulları est un jeune militant et coordinateur des relations internationales de l’association ÜniKuir, basée à Ankara, qui défend les droits des personnes 2SLGBTQ+ au sein des universités turques. Les autorités turques affirment qu’Enes a « diffusé des informations trompeuses » et « incité à la haine publique » après avoir, dans son discours devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg, dénoncé les violences policières et l’arrestation de maires élus dans son pays. Ses propos sont rapidement devenus la cible d’une campagne de diffamation coordonnée, le présentant lui et son organisation ÜniKuir comme des agents de la « corruption morale » et de « l’influence étrangère ». Le procureur soutient que les déclarations d’Enes ont « nui à la réputation internationale de la Turquie ».

    L’affaire d’Enes est suivie de près par les institutions européennes et les organisations de défense des droits humains. Selon ILGA-Europe, le tribunal a accepté l’acte d’accusation et confirmé son arrestation, rejetant l’appel de ses avocats. Sa première audience est prévue le 8 septembre, et il restera détenu jusque-là. Il est actuellement incarcéré à la prison de Sincan, à Ankara.

     

    L’arrestation d’Enes intervient dans un contexte de durcissement des politiques anti-LGBTI+ en Turquie. Après avoir déclaré 2025 « Année de la famille », le gouvernement a adopté de nouvelles lois restreignant l’accès aux soins de santé pour les personnes trans, censurant les contenus LGBTI+ et visant les organisations étudiantes queer. L’arrestation d’Enes doit être comprise comme faisant partie de cette campagne plus large contre les droits des personnes LGBTI+.

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  • Un pĂ©diatre suisse Ă©lu nouveau Mister Gay Europe

    Vendredi soir à Amsterdam, le pédiatre et pompier suisse de 30 ans Michael Pereira a été élu nouveau Mister Gay Europe.
    Il succède ainsi au Néerlandais Tim Kusters, qui a porté le titre pendant les deux dernières années. Mister Gay Belgium, l’enseignant Imran Nawaz, a été élu premier dauphin. Le deuxième dauphin est l’entrepreneur néerlandais de 28 ans, Kadeem van de Pol.

    Pendant le spectacle d'une heure et demie sur la place du Dam, les douze finalistes se sont présentés au public. Au cours de la semaine précédente, ils ont dû faire leurs preuves lors de diverses épreuves, dont un test écrit sur les droits LGBTQ, des épreuves sportives et des séances photo. Les candidats ont été évalués à chaque étape par un jury professionnel. Le public pouvait également voter en ligne pour son favori.

    Le nouveau Mister Gay Europe souhaite, en tant que pédiatre, s’engager pour les enfants LGBTQ. "Avec mon projet Safe to Grow, je veux faire en sorte qu’aucun enfant ne grandisse plus jamais seul et dans la peur à cause de ce qu’il est", a déclaré Michael Pereira lors de la cérémonie à Amsterdam. "Je défends des espaces sûrs, l’éducation, la visibilité, l’émancipation et un véritable soutien."

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  • Floride : un restaurant sommĂ© d’identifier les participants Ă  un drag show

    Le procureur de l'État de Floride a ordonné à un restaurant populaire de Vero Beach d’identifier tous les participants à ses spectacles de drag.

    Le mois dernier, The Kilted Mermaid a organisé un spectacle de drag à l’occasion du mois des fiertés. Selon le procureur général de Floride, James Uthmeier, des « artistes adultes et sexualisés » se sont produits en présence d’enfants.
    En mai, un tribunal fédéral a jugé qu’une loi adoptée en 2023, interdisant les spectacles de drag en Floride, pourrait être inconstitutionnelle. Cette loi, soutenue par le gouverneur républicain Ron DeSantis, visait à sanctionner les établissements qui autorisent des enfants à assister à des « spectacles en direct pour adultes ». Bien que les drag shows ne soient pas mentionnés explicitement, l’auteur de la loi a confirmé qu’ils étaient bel et bien visés. En vertu de cette loi, la licence d’alcool des établissements pouvait être révoquée. Le tribunal a temporairement suspendu la mesure après qu’un restaurant local ait introduit un recours en justice, invoquant une atteinte à la liberté d’expression.

     

    Cette suspension n’a pas empêché Uthmeier de convoquer The Kilted Mermaid par voie de citation. Cette citation, émise plus tôt ce mois-ci, exige la remise des listes d’invités, des registres de réservation, des vidéos de surveillance et des contrats identifiant les artistes. Le procureur a annoncé cette décision dans un communiqué de presse rempli de rhétorique anti-LGBTQ, attaquant les dizaines de milliers de personnes ayant assisté à des événements de drag dans l’État : "En Floride, nous ne sacrifions pas l’innocence des enfants pour les perversions de quelques adultes dérangés."

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  • Femmes trans exclues des tournois WDF

    La joueuse de fléchettes néerlandaise Noa-Lynn van Leuven, comme d’autres femmes trans, n’est plus la bienvenue dans les tournois féminins de la fédération WDF. Elle est exclue à la suite du récent changement des critères d’admission pour les compétitions féminines de fléchettes. Ce lundi, la deuxième plus grande fédération de fléchettes a annoncé que ses instances juridiques avaient approuvé, à la majorité des voix, une décision introduite en 2024. La mesure entre en vigueur immédiatement.

    "Nous comprenons que ces changements peuvent représenter un défi pour les personnes souhaitant participer à ces tournois", écrit la WDF. "Les personnes concernées seront contactées."

    Van Leuven pourra encore participer aux compétitions de la WDF dans la catégorie dite " ouverte", où jouent également tous les hommes. En revanche, la catégorie féminine sera désormais exclusivement réservée aux femmes assignées filles à la naissance.

    La joueuse trans néerlandaise satisfait pourtant aux exigences de genre de la Darts Regulation Authority (DRA), mais elle n’est donc plus acceptée dans les tournois féminins de la WDF. En revanche, elle peut encore participer aux compétitions de la plus grande fédération de fléchettes, la PDC.

    Sur son compte Instagram, Noa-Lynn van Leuven a exprimé sa déception face à ce changement de politique :
    "Cette décision me touche personnellement, même si son impact n’est heureusement pas trop important pour l’instant", écrit-elle. "Mais quand même... ça fait mal. C’est encore une perte pour la communauté trans dans le sport. Et cela me brise le cœur. En tant que personne trans dans le monde des fléchettes, je sais à quel point l’inclusion est essentielle — pas seulement sur le papier, mais aussi en pratique. C’est décourageant de voir encore une mesure de politique, présentée sous couvert d’“équité”, qui mène en fin de compte à l’exclusion, sans tenir réellement compte des personnes concernées.Mon cœur est avec tous les athlètes touchés par cette décision. Nous restons visibles. Nous continuons."

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  • Baisse des cas d’hĂ©patite C, mais la vigilance reste de mise

    En Belgique, le nombre de cas d'hépatite C diminue depuis l'introduction des traitements antiviraux à action directe. Le nombre de cas d'hépatite B, quant à lui, reste fluctuant. C'est ce qui ressort des chiffres publiés par Sciensano à l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite (28 juillet). En même temps, Sciensano appelle à renforcer les efforts en matière de prévention, de dépistage et de traitement, en particulier auprès des groupes de population vulnérables.

    L'hépatite B et C sont des infections virales du foie pouvant entraîner une maladie chronique, une cirrhose ou un cancer du foie. Souvent asymptomatiques, elles peuvent cependant être détectées facilement. Il existe un traitement pour l'hépatite C, et un vaccin très efficace pour l'hépatite B, inclus dans le programme de vaccination des nourrissons depuis 1999 en Belgique.

    En 2015, l’OMS a lancé une stratégie mondiale visant à éliminer l’hépatite virale comme menace pour la santé publique d’ici 2030.

    Hépatite C : baisse des cas, mais efforts à poursuivre

    En 2022, on estime à un peu moins de 700 le nombre de nouveaux cas d'hépatite C en Belgique, soit environ 6 cas pour 100 000 habitants – un chiffre conforme aux objectifs de l’OMS. La diminution est continue depuis 2019, année où le remboursement du traitement a été élargi à tous les patients infectés. Les hommes sont plus touchés que les femmes (60 %), et l'âge moyen au diagnostic est de 50 ans.

    Les utilisateurs de drogues injectables constituent le principal groupe à risque en Europe. D’autres groupes vulnérables incluent les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, les personnes incarcérées, les migrants provenant de pays à forte prévalence et les personnes sans-abri.

    Près de 800 000 tests de dépistage ont été remboursés en 2023, soit 5 % de plus qu’en 2022. Malgré cela, des efforts restent nécessaires pour atteindre les populations les plus vulnérables et combattre la stigmatisation.

    Hépatite B : un nombre de cas toujours trop élevé malgré le vaccin

    Le nombre de cas d'hépatite B ne diminue pas et dépasse toujours les objectifs fixés par l'OMS. En 2022, 1 915 nouveaux cas ont été recensés, soit 16,5 pour 100 000 habitants. L'âge moyen au moment du diagnostic est de 46 ans, et les hommes sont légèrement plus touchés (56 %).

    La transmission en Belgique se fait surtout par contact sexuel. Les comportements sexuels à risque augmentent donc l'exposition. Les migrants non vaccinés issus de pays à forte prévalence sont également fortement impactés.

    En 2023, près de 763 000 tests de dépistage ont été remboursés, soit 65 pour 1 000 habitants. Le nombre de tests a augmenté dans toutes les régions du pays.

    Journée mondiale contre l’hépatite : appel à l’action

    Sciensano appelle à renforcer la prévention, la vaccination, le dépistage et l'accès aux soins pour atteindre les objectifs d’élimination d'ici 2030. Cela passe par :

    • L’augmentation du taux de vaccination contre l’hépatite B, notamment chez les groupes à risque

    • La vaccination systématique dès l’enfance pour garantir une protection à vie

    • L’accès au dépistage et aux soins pour les personnes ayant un accès limité à la santé

    • Des campagnes de sensibilisation auprès du grand public et des professionnels de santé

    Sciensano insiste aussi sur l’importance de la prévention :

     

    • Promouvoir l’usage du préservatif contre les infections sexuellement transmissibles

    • Mener des actions ciblées contre l’usage de drogues injectables

    • Lutter contre la stigmatisation et la discrimination des personnes atteintes d'hépatite afin d'améliorer leur qualité de vie

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  • Le ComitĂ© olympique des États-Unis exclut les femmes transgenres

    Le Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC) a discrètement modifié son règlement afin d’interdire aux femmes transgenres de participer aux compétitions sportives féminines. Ce changement signifie que l’USOPC se conforme au décret présidentiel 14201, proclamé en janvier : Interdire les hommes dans le sport féminin.

    Jusqu’à présent, l’USOPC laissait aux fédérations sportives nationales le soin de décider d’exclure ou non les athlètes trans.
    La nouvelle déclaration de politique a été publiée lundi sans communication officielle sur le site internet du Comité et envoyée par courrier aux fédérations nationales. Avec le décret de Trump, les filles et femmes trans sont exclues du sport scolaire et universitaire, et des restrictions sont également imposées aux athlètes trans étrangères souhaitant concourir aux États-Unis. Puisque les Jeux olympiques et paralympiques de 2028 auront lieu à Los Angeles, cette nouvelle politique s’appliquerait également à ces deux événements.

    Dans un communiqué de presse, le National Women’s Law Center a condamné la modification du règlement par l’USOPC.

    "Le monde observe avec inquiétude la perte de liberté et d’opportunités dans notre pays, surtout alors que les États-Unis sont censés accueillir de futurs événements olympiques", a déclaré Fatima Goss Graves, présidente et directrice générale du Law Center.
    "Le Comité apprendra, comme tant d’autres institutions, qu’il n’y a aucun avantage à céder aux exigences sans fin, instables et capricieuses de la Maison Blanche."

     

    "En cédant à la pression politique, l’USOPC sacrifie les besoins et la sécurité de ses propres athlètes. Le flou de cette nouvelle politique expose les sportifs à des tests de genre humiliants. Les athlètes devront désormais subir des interrogatoires intrusifs et des examens physiques traumatisants pour prouver qu’elles sont ‘suffisamment femmes’ pour participer. L’USOPC devrait consacrer son énergie aux inégalités réelles et graves qui nuisent aux sportives : moins d’opportunités de participation que les garçons et les hommes, des infrastructures, encadrements et équipements de moindre qualité qui augmentent les risques de blessures pour les filles et les femmes, et des cas généralisés de harcèlement sexuel et d’agressions contre les sportives. "

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  • Nouveau règlement cycliste annulĂ© par le tribunal pour discrimination Ă  l’égard des femmes transgenres

    Le règlement des compétitions féminines, renforcé en juillet 2023 par une organisation cycliste internationale, a été jugé discriminatoire envers les femmes transgenres par le tribunal de première instance de Bruxelles. Cette décision fait suite à une plainte d'une cycliste trans contre cette organisation internationale et la fédération belge de cyclisme. L'athlète avait été exclue sur la base du nouveau règlement, qui impose des conditions strictes d’accès aux compétitions féminines pour les femmes trans. Le tribunal a jugé ce règlement discriminatoire et l’a annulé. L'organisation doit verser une indemnité morale à la plaignante. Les deux organisations peuvent encore faire appel.

    Jusqu’à la mi-2023, la cycliste répondait aux critères pour participer aux compétitions féminines. L’ancienne réglementation exigeait un taux de testostérone très faible pendant au moins 24 mois consécutifs. Mais depuis juillet 2023, de nouvelles règles imposent que les femmes trans doivent prouver qu'elles ont entamé leur transition avant la puberté, ou en tout cas avant l’âge de 12 ans. Cette modification a entraîné le retrait de sa licence et son exclusion immédiate.

    Des conditions disproportionnées, sans fondement scientifique et irréalistes

    Le tribunal a estimé que ces règles créaient une différence de traitement entre femmes cisgenres et transgenres. Une telle distinction n’est légalement acceptable que si elle poursuit un objectif légitime et repose sur des mesures nécessaires et proportionnées. Le tribunal a reconnu que l’organisation vise à garantir l’équité sportive, mais a conclu que les règles allaient trop loin et n’étaient pas fondées scientifiquement.

    Le tribunal a rappelé que l'organisation elle-même avait souligné le manque de données scientifiques fiables et reconnu la nécessité de nouvelles recherches. Son directeur médical avait d’ailleurs affirmé à plusieurs reprises qu’il était impossible d’affirmer, au vu des connaissances actuelles, que les femmes trans gardent un avantage lié à la puberté masculine. Le tribunal a été clair : « Il n’est pas scientifiquement prouvé que la participation conjointe de femmes cis et trans aux compétitions féminines pose un problème pour l’équité sportive. »

    Le tribunal a également souligné que l’exigence d’avoir commencé la transition avant 12 ans est irréaliste et qu’elle revient de facto à exclure toutes les femmes trans. Cela impliquerait en pratique un traitement hormonal dès un très jeune âge avec des bloqueurs de puberté.

    Une décision importante pour les cyclistes trans

    Le jugement est immédiatement exécutoire et interdit à l’organisation de refuser une licence ou l’accès aux compétitions féminines sur base de ce règlement. L’organisation peut encore faire appel.

    Photo: Ben Kerckx // Pixabay

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